Hum, tellement de choses à dire il me semble, et tellement rien en même temps.
J'enseigne dans le sous-sol d'un cégep au plafond trop bas. Parfois, j'ai la chance de donner des cours dans le pavillon de sciences, tout nouveau tout beau, juste parce que je suis la dernière sur la liste d'ancienneté et que les locaux du sous-sol sont déjà attribués aux autres profs. Dans le sous-sol, le réseau pogne difficilement, le wifi ne marche pas vraiment, et la 3G pédale dans le vide. La LTE, inutile d'en parler. Quand il y a un ordi dans la classe, il est caché dans une armoire dont je n'ai pas la clé (et ça, c'est ma faute, j'ai oublié de la demander).
Donc les technologies en classe au collégial? Hum. C'est ça que je disais plus tôt, en entrée en matière.
Je fais ma négative, mais le plus souvent, je pourrais faire quelque chose, comme vérifier dans quel local je serai et planifier en conséquence. Ou profiter du local de pratique d'utilisation des tableaux interactifs (hé oui! on a ça). Ou transposer mes acétates en diaporama. (BLAGUE. Je n'utilise pas d'acétates, voyons. Je préfère écrire à la craie au tableau et m'en mettre partout.)
Sérieusement, il y a matière à amélioration dans les infrastructures (que je connais), mais l'amélioration se fait peu à peu. Et j'en suis bien heureuse, car j'aime bien intégrer les TIC en classe - et je pense qu'il y a une place pour ça.
Ça ne fait pas assez longtemps que j'enseigne pour que je puisse dire ça, mais disons-le quand même : les étudiants sont moins capables d'attention soutenue qu'avant (on dirait). Ils ont besoin de stimulation de toutes parts : visuelle, auditive, kinesthésique même (si ça se dit). Bon, utiliser Wii Fit en classe n'est peut-être pas approprié, mais il y a des TIC qui peuvent permettre à l'enseignant de proposer différentes modalités d'apprentissage dans un même cours, soit parce qu'elles en proposent plus d'une à la fois (la vidéo, ou encore toutes les activités hands on où les étudiants mettent la main à la pâte dans le montage d'un site web ou pétrissent eux-mêmes des commentaires sur un blogue), soit parce qu'elles permettent de fragmenter le cours en des activités variées (hop, un p'tit quiz HotPotatoes, puis un brin de théorie live, puis une virée sur Twitter pour twittérater [ouache], puis un retour en classe).
En tout cas, j'ai pus de temps pour déblatérer, mais je me promets de réfléchir à des façons optimales d'intégrer le tout dans mes classes. Parce que j'ai vraiment l'impression que ça marche... et que ça nous permet de rejoindre les étudiants dans leurs activités. Parce que c'est toujours chouette de leur apprendre que le verbe instagrammer existe en français.
("Hen, Madame, tu me niaises?!")